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LES PRIX LITTERAIRES DECERNES PAR  L'ACADEMIE

L’année académique se termine au mois de juin lors d’une séance publique et solennelle qui comporte trois temps forts : le bilan de l’année écoulée par le secrétaire perpétuel, le traditionnel discours sur la vertu prononcé par un académicien récemment élu et la remise des prix de l’Académie. Ces prix sont au nombre de cinq :

 le prix de vertu, destiné à soutenir une association à but humanitaire.

 le prix Thiers, pour un ouvrage intéressant la Provence ou écrit par un Provençal.

 le prix Mignet, destiné à couronner une œuvre se rattachant à la ville d’Aix et à sa région.

 le prix Paul Arbaud, en l’honneur du collectionneur érudit et généreux donateur de son hôtel, devenu le siège de l’Académie.

 le prix de Lourmarin en l’honneur de Robert Laurent-Vibert, donateur du château de Lourmarin.

La commission des prix peut proposer au bureau d’attribuer à titre exceptionnel et en fonction de la qualité des ouvrages littéraires reçus, un prix Hippone pour un ouvrage traitant de l’histoire ancienne des pays méditerranéens, un prix Bruno Durand…

 

 

PRIX  LITTÉRAIRES  2017

Au nord de la montagne de Lure, entre Provence et Dauphiné, la vallée du Jabron est une petite région naturelle bien individualisée.

Elle a été un peu oubliée des historiens régionaux qui n’en ont jamais beaucoup parlé.

Cet ouvrage permettra au lecteur de parcourir son histoire, depuis les temps anciens jusqu’à l’aube du XXe siècle. Chaque communauté de la

vallée : Bevons, Valbelle, Noyers, Jarjayes, Saint-Vincent, Châteauneuf-Miravail, Curel, Montfroc, Les Omergues, y fait l’objet d’un chapitre rapportant les faits qui lui sont propres. D’autres chapitres sont consacrés aux conditions de vie dans les villages, à la lente amélioration des chemins, au rôle des moulins, aux diverses activités dont le tissage.

Les dictons, traditions, historiettes et souvenirs que l’auteur a recueillis depuis qu’il fréquentait l’école de Saint-Vincent figurent à la fin de l’ouvrage, précieux témoignages d’un temps révolu.

La première synthèse sur la seule rivale de Rome, la cité antique de Carthage.

 

 

« Quel champ de bataille nous laissons là aux Carthaginois et aux Romains », s'exclame Pyrrhus au moment de quitter l'Italie en 275 av. J.-C. Effectivement, la Méditerranée occidentale va être le centre de l'affrontement, décliné en trois actes, entre Carthage et Rome. Mais les guerres puniques apparaissent surtout comme l'aboutissement logique des deux siècles qui voient s'affirmer la prééminence des deux grandes puissances, au détriment des forces grecques déclinantes.

Carthage est très tôt menacée par des prétentions d'ordre impérialiste, qu'elles émanent d'Athènes ou d'Alexandre le Grand. Dès la fin du IVe s. av. J.-C., la cité africaine accélère sa politique de profondes réformes pour y faire face. Au siècle suivant, la coexistence qui prévaut jusqu'alors entre Carthage et Rome ne résiste pas au glissement des conquêtes romaines vers le sud de l'Italie et à l'enjeu sicilien. Le danger ouvre la voie à une alliance politique et militaire avec la sphère grecque. Et c'est aux Barcides, Amilcar puis Hannibal, qu'échoit la tentative de convertir l'aide logistique grecque en une véritable alliance politique et militaire contre l'Urbs. De par ses engagements spectaculaires, notamment les batailles de Cannes et Zama, l'étendue de ses théâtres d'opération, les innovations militaires, l'envergure personnelle de ses principaux protagonistes et ses conséquences durables, les guerres puniques marquent un tournant majeur dans l'histoire antique du pourtour méditerranéen. En les réinsérant dans l'histoire de la cité du Ve au IIe siècle av. J.-C., Khaled Melliti donne à comprendre la vitalité comme les errements d'une puissance unique et fascinante.

Les mutations en cours de nos sociétés avivent le débat sur les identités politiques. Leur origine médiévale bénéficie ainsi d’un intérêt accru. La question s’inscrit simultanément dans une nouvelle histoire des pouvoirs, qui cherche leurs fondements. Entre ces bases, les sentiments d’appartenance tirent un rôle majeur. L’enjeu s’imposa avec acuité aux Capétiens de Sicile, ou « Angevins », entre XIIIe et XVe siècle. Ils gouvernaient des territoires dispersés de la Grèce voire de la Terre sainte à l’Anjou. Ils étaient d’origine étrangère à leurs peuples. Ils devaient gagner la reconnaissance de communautés et d’aristocraties multiples. Ils assirent pourtant une autorité acceptée pour légitime parce que capable d’unir autour de valeurs communes, tout en composant avec différentes traditions identitaires. Les seize contributions ici publiées analysent cette délicate combinaison, en privilégiant Provence et partie continentale du royaume de Sicile comme centres de gravité des domaines « angevins ».

Aix-en-Provence est la première ville de province en matière de fréquentation cinématographique. L'ambiance y est cinéphile, et l'érosion de l'activité cinématographique observée ailleurs n'y a pas cours. Pourquoi un tel phénomène ? Parce que la ville a été traversée, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, par un esprit d'entreprise et un enthousiasme sans pareil pour le septième art. Un élan dont Maurice Pelinq a été un acteur et un observateur privilégiés. C'est à partir de ses écrits que le livre se déploie, évoquant les Ciné-clubs et les nombreuses salles de cinéma… S'ajoutent les témoignages de personnalités aixoises qui ont fait et font du cinéma une activité culturelle majeure. Le tout est illustré par les photographies de Jean Ely, mémoire visuelle d'Aix-en-Provence.

Aix-en-Provence est la première ville de province en matière de fréquentation cinématographique. L'ambiance y est cinéphile, et l'érosion de l'activité cinématographique observée ailleurs n'y a pas cours. Pourquoi un tel phénomène ? Parce que la ville a été traversée, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, par un esprit d'entreprise et un enthousiasme sans pareil pour le septième art. Un élan dont Maurice Pelinq a été un acteur et un observateur privilégiés. C'est à partir de ses écrits que le livre se déploie, évoquant les Ciné-clubs et les nombreuses salles de cinéma… S'ajoutent les témoignages de personnalités aixoises qui ont fait et font du cinéma une activité culturelle majeure. Le tout est illustré par les photographies de Jean Ely, mémoire visuelle d'Aix-en-Provence.

PRIX  LITTÉRAIRES  2016

Les 30 cathédrales de Provence, emblématiques du style roman provençal, retracent 2000 ans d’histoire depuis les premières communautés chrétiennes.

 

Depuis la Côte d’Azur jusqu’au Rhône, des Alpes à la Méditerranée, la Provence n’est guère perçue comme terre de cathédrales dans l’imaginaire collectif. Et pourtant, cette région connut les premières traces de communautés chrétiennes organisées des Gaules et la présence des papes à Avignon. Près d’une trentaine de cathédrales, parfois éphémères, y virent le jour au fil des siècles. La plupart portent l’empreinte de l’époque médiévale, inspirée tant par le classicisme romain antique que par l'austérité monastique. Beaucoup aussi furent marquées par la reconquête catholique des Temps modernes dont le baroque exprime l’étourdissant programme. Enfin, les dernières d’entre elles, édifiées au XIXe siècle, sont parmi les plus récentes de France et tentent par leurs inspirations variées de rendre hommage à leurs prestigieuses devancières.

Trente-trois spécialistes – historiens, historiens de l’art, archéologues – et neuf évêques nous invitent à une découverte exceptionnelle, somptueusement illustrée.

Dans un récent ouvrages Alpilles, Montagnette et Terres adjacentes (qui invite à la visite patrimoniale de chaque commune du territoire articulé autour des Alpilles), Patrick Ollivier-Elliott a sélectionné sept sites exceptionnels: Les Sept Merveilles des Alpilles. Ces sites sont exceptionnels car très riches en Histoire, et pour la plupart peu connus, même des habitants de la contrée.

 

Ces Sept Merveilles se méritent, car si tout le monde peut aller déguster l'incroyable château des Baux ou la chambre de Van Gogh au prix d'un billet d'entrée, jouir du charme des rues de Saint-Rémy au prix d'un parking, tout le monde n'ira pas voir les Sept Merveilles : pour elles, il faut faire des efforts de localisation, et même des efforts physiques. Elles sont inégalement réparties, puisque Fontvieille en détient trois et Eyguières deux !

 

Les Sept Merveilles des Alpilles sont :

 

Le mont Gaussier (Saint-Rémy-de-Provence).

Le castrum de Montpaon (Fontvieille).

La meunerie gallo-romaine de Barbegal (Fontvieille) et ses aqueducs.

La Montagne des Cordes et ses alentours (Fontvieille).

Le château-fort de Roquemartine (Eyguières).

La villa gallo-romaine de Saint-Pierre-de-Vence (Eyguières).

Le village troglodytique de Calès et ses sites cultuels (Lamanon).

L’affaire Girard-Cadière (accusation de viol puis d’avortement contraint de la part d’un père Jésuite sur la personne d’une de ses pénitentes) a défrayé la chronique dans les années 1730, tant dans le royaume de France qu’à travers toute l’Europe, grâce à la presse et aux factums, aux libelles, aux chansons et aux gravures de style leste, pour ne pas dire pornographique. Le procès qui se tient à Toulon en 1731 porte sur des faits qui se sont déroulés le plus souvent chez la victime entre 1728 et 1730. Jean-François Girard, 48 ans, originaire de Franche-Comté, est alors aumônier au séminaire royal de la Marine. Il est issu de la bourgeoisie moyenne en ascension sociale tout comme Catherine Cadière, âgée de 19 ans, originaire de Toulon, qui appartient au tiers ordre des Carmes. Les témoignages, qui mélangent un sentiment religieux exacerbé, la décrivent tantôt comme pénitente, ou dévote, ou mystique, mais toujours très exaltée. Mais nous ne sommes plus à l’époque d’Urbain Grandier et de l’affaire des possédées de Loudun et les archives montrent que la recherche de l’établissement des faits a été très minutieuse. Si « l’affaire Girard-Cadière » a tant défrayé la chronique, c’est qu’elle était emblématique de la critique virulente contre les Jésuites, ce combat largement mené par les Jansénistes (l’affaire Girard-Cadière se déroule peu après l’acceptation de la bulle Unigenitus et juste un an avant l’affaire des convulsionnaires de Saint-Médard à Paris). Elle devient, pour reprendre les termes du préfacier, le professeur Joël Fouilleron, une sorte de Rubick’cube de l’Histoire car on peut l’étudier sous différents aspects, celle des rapports homme/femme n’étant pas le moindre, mais aussi des rapports de domination, jusque dans la désignation des avocats respectifs, la Cadière ayant droit à un certain Chaudon, avocat commis d’office qui parle à sa place (il va même jusqu’à signer « je »). Les ressources de la physiognomonie sont mobilisées afin de faire correspondre la description des visages des deux protagonistes avec les vices dont on les accuse.

 

Le livre est divisé en douze chapitres concis, d’un style agréable à lire, tous illustrés grâce à l’iconographie abondante que l’affaire a suscitée. On y lit les hésitations et les revirements de la Cadière, on y constate que la réaction des Jésuites, localement, ne s’inscrit pas dans une logique d’appartenance, à la différence de Paris où les affrontements avec les Jansénistes sont beaucoup plus virulents. Sans surprise, le jugement final contraint le père Girard à l’exil, pour éteindre le ­scandale. Il rejoint sa ville natale, Dole, où il meurt en 1733. La Cadière, condamnée aux dépens, sort de prison sous les vivats de la foule. Elle se terre quelque temps chez elle, à Toulon, avant de partir vers Nice, et/ou La Rochelle, et/ou Genève, peut-être même en Amérique, en tout cas loin du lieu de son malheur. Elle s’évanouit, littéralement sans laisser de traces et l’on ignore tout de sa mort. On ne saurait trouver meilleure fin à cette histoire qui, si elle n’est pas sans pareille dans sa nature (les archives conservant la trace de nombreux faits divers de ce type) est exceptionnelle par l’écho qu’elle a rencontré grâce au développement de la presse, des chansons, des gravures, des images et même des objets, comme ce joli « ruban à la Cadière », en soie (reproduit p. 115). Deux sources méritent un traitement particulier : les factums et la correspondance. Les factums sont produits en grand nombre, recopiés, réédités, accompagnés de questions et de réponses qui constituent un deuxième tribunal de l’opinion. Notons en particulier les Observations sur la fille Cadière, attaque violente de la jeune fille qui permet d’attaquer davantage encore son suborneur, le père Girard, en tant que Jésuite et en tant que confesseur. Quant aux correspondances, elles appartiennent à un genre à cheval sur l’espace privé et sur l’espace public car leurs auteurs recopient et diffusent au-delà de leurs destinataires d’origine les lettres qu’ils ont écrites. Stéphane Lamotte examine tout particulièrement la correspondance entre le président Bouhier et l’avocat Mathieu Marais, ou celle de Jean-Dominique Mialon, bourgeois du Puy-en-Velay. Stéphane Lamotte, qui a retrouvé des caricatures et des pièces satiriques dans de nombreux fonds d’archives, jusqu’à la Biblioteca civica centrale de Turin, fournit quelques statistiques qui donnent une idée du retentissement de l’affaire : trente-neuf épigrammes, vingt-six chansons, seize brevets de la Calotte et combien de charivaris, de fables détournées. La morale de l’une d’entre elles rend compte de la critique populaire à l’encontre d’un verdict « qui noircit la colombe et blanchit le corbeau » ! Les trois derniers chapitres sont consacrés à l’affaire après l’affaire, durant les trois derniers siècles. On aurait pu croire que les passions se seraient apaisées à la fin du xxe siècle : il n’en est rien à lire la correspondance échangée entre l’historien Michel Winock et le jésuite-archiviste Paul Duclos à propos d’un article de Pierre Darmon publié dans une revue destinée au grand public, L’Histoire en 1979. L’affaire Girard-Cadière sent encore le soufre.

 

3L’état des sources et la bibliographie présentés à la fin de ce livre touchent à beaucoup de disciplines connexes à l’histoire, de l’anthropologie à la sociologie religieuse et à l’histoire du droit. Monographie rigoureuse et bien conduite, cette Affaire Girard-Cadière s’inscrit parfaitement dans la lignée de certains travaux de Robert Darnton comme Le diable dans un bénitier. L’art de la calomnie en France, 1650-1800 paru en 2010 pour la traduction française.

 

 

Annie Duprat, « Stéphane Lamotte, L’affaire Girard-Cadière. Justice, satire et religion au xviiie siècle, préface de Joël Fouilleron, Aix-en-Provence, Presses de l’Université de Provence, 2016, 306 p.  », Cahiers de la Méditerranée, 93 | 2016, 339-340.

CINQ CENTS, mille, deux mille ? Connaissez-vous le nombre de variétés d’oliviers répertoriées en Méditerranée ? Si dans mon olivette de Volx, Christian Pinatel, le coordonnateur de ce travail collectif, a repéré un spécimen inconnu, les vôtres doivent en cacher bien d’autres… Et c’est sans compter sur les vergers de nos amis italiens, espagnols, grecs, palestiniens…

Pourquoi tant de mystères ?

Parce que l’olivier est un très vieux monsieur. Il ne meurt jamais. Passé un siècle ou deux, il est quasiment impossible de lui donner un âge car la souche mère s’est effritée, consumée. Ses rejets, nombreux, sont les témoins de sa grandeur passée.

Parce que l’olivier appartient à une tradition orale. Dans une région, la même variété peut porter des noms différents d’un moulin à l’autre.

Le Groupement des oléiculteurs de Haute-Provence et du Luberon a invité des hommes de l’art à se plonger dans ce travail de recensement… L’inventaire est ouvert. Chacun pourra apporter son grain de sel sur la version en ligne. Oui, l’olivier est chez lui en Provence et tient à y rester, à la limite de sa zone de production malgré les gels réguliers qui tentent de l’anéantir. Sans ces oléiculteurs convaincus, les paysages de notre enfance ne seraient pas ce qu’ils sont. Nos enfants n’auraient jamais pu goûter l’huile d’olive de leur grands-parents. En Provence, l’olivier, c’est une histoire de famille. Une histoire qui concerne les Provençaux et tous les autres, tous ceux qui rêvent une Provence idéale, aussi belle que sur la photo de leurs dernières vacances.

 

L’olivier, c’est aussi un paysage. Un paysage et un arbre généreux qui ont besoin de la main de l’homme.

PRIX  LITTÉRAIRES  2015

Sous le lac, il y avait un monde, qui demeure inscrit dans la mémoire de ceux qui y ont vécu, travaillé, l’ont admiré dans les photographies, les films qui y ont été tournés, les dessins et les peintures, tel « un musée imaginaire ». Il y avait une rivière, de l’eau vive, torrentielle, qui renversait les ponts, attaquait les berges, menaçait les terres. La mise en eau du barrage en 1973 a réglé ces problèmes. Le lac de Sainte-Croix, plus que de l’énergie, fournit de l’eau, pour alimenter villes et campagnes du littoral marseillais et varois. Sa présence calme s’impose dans un environnement de grande beauté, faisant oublier qu’il est artificiel et de création récente. Car autrefois, un bassin, entre les Grandes et Basses Gorges, s’épanouissait en une débauche de parcelles colorées encadrant la forêt sombre des Iscles. Il formait une entité originale et vivante. Un autre monde que la montagne pastorale des hauteurs d’Aiguines et de Moustiers, que les terres aux cailloux ronds du plateau de Valensole. C’était une oasis où « tout venait », parce que l’eau y abondait. Ses terres étaient travaillées avec soin, ses « salles vertes » aux ramures fraîchement coupées continuaient à accueillir les bals en plein air lors des fêtes patronales. Elle attirait et retenait les amoureux de grands espaces, de plénitude et de joies simples. C’est la longue histoire de ce monde disparu que raconte et montre ce livre.

Comment la Provence devient-elle française, à l’instigation du redoutable Louis XI ? Quelles sont les convoitises et ambitions royales face aux diverses principautés du Midi provençal, relevant alors de l’empire germanique ? Quels moyens se donne le roi comment use-t-il du Dauphiné frontalier ? Ces questions jusqu’alors peu fréquentées par les historiens trouvent ici de larges éclairages, fondés sur des sources parfois inédites, couvrant une période de quatre décennies (1440-1483) et une zone géographique comprenant tous les États du Midi provençal. Autant de petits territoires porteurs d’enjeux géopolitiques qui mobilisent jusqu’aux grandes puissances européennes. Une attention particulière est portée aux rapports houleux et aux intrigues nouées entre Louis XI et le roi René, avant-dernier comte de Provence, que l’on découvre bien peu conforme à sa légende dorée, mais aussi aux intermédiaires entre deux États sur le point de s’« unir » et aux vecteurs humains de l’influence française dans le Midi. Voici donc le récit d’une étape majeure de l’histoire d’une principauté méridionale qui aurait pu ne jamais devenir française.

Le nom de Blanche d’Es¬tienne de Saint-Jean est in¬dé¬fec¬ti¬ble¬ment lié à ce¬lui de son château du Grand Saint-Jean, situé à proximité de Puyricard, sur le territoire de la commune d’Aix-en-Provence. En le léguant à sa mort en 1933, lui et d’autres résidences, à la Ville d’Aix, elle a fait un choix de cœur, tant son existence atteste de l’attachement qu’elle portait à sa ville et de l’intérêt qu’elle manifestait à la culture. En ce sens, elle s’inscrit dans la tradition de générosité et de reconnaissance à Aix qui a animé les d’Estienne de Saint-Jean dès les années 1830.

Artiste au talent certain – ses aquarelles, pour ne citer qu’elles, en sont la preuve –, Blanche est aussi une femme dont l’action tranche avec celle de son temps et présente les caractéristiques d’une femme remarquablement moderne.

Expliquant la raison pour laquelle elle n’avait pas eu d’enfants en disant : “Pour moi qui n’ai pas accouché dans la douleur parce que ma destinée a été plutôt assimilée à celle d’un homme…”, elle laisse l’image d’une personne indépendante, impatiente de triompher, méprisant l’argent, lui préférant les valeurs de l’esprit, et mérite à plusieurs titres d’être considérée comme le dernier chevalier de Provence, pour reprendre l’expression dont elle fut qualifiée par un homme politique aixois.

Comme l’explique Michel Barbier, l’auteur, il y a chez elle quelque chose d’une Jeanne d’Arc provençale, la sainte qui était son modèle secret.

 

Tout le monde croit connaître Arlequin, ce gai baladin, avec sa guitare et ses entrechats. Mais où et quand est-il né ? Personne ne le sait. On pense qu'il est venu du fin fond d'une vallée bergamasque, ou de l'Enfer, ce rejeton du Diable. Alors, retraçons ses origines, faisons revivre celui qui a créé Arlecchino, suivons-le pas à pas, partageons ses misères et sa gloire. A l'aube du Quattrocento, la peste, la disette et les guerres ravagent l'Italie et la Provence. Le voici : c'est un saltimbanque, il s'appelle Naselli. Au fil du chemin, il va créer l'habit, dont chaque couleur contient une part de sa propre histoire, puis il créera le masque. Mais par-dessus tout, face à l'injustice du monde, il apprendra à transformer sa colère en rire libérateur.

Depuis sa thèse sur l'ontologie platonicienne, Jean-François Mattéi n'a cessé de poursuivre ses recherches sur les fondements pré-métaphysiques de la métaphysique. Au fil de ce voyage philosophique – tragiquement interrompu par sa mort en 2014 - il a toujours cheminé en compagnie des Grecs, de Heidegger, d'Hannah Arendt, d'Albert Camus, de Jan Patocka – et, surtout, de leurs concepts ou sensibilités face au monde moderne.

Ces recherches l'ont amené, de proche en proche, à prendre quelques distances intellectuelles avec les tenants de "l'anti-humanisme" contemporain - qui, fidèles à la leçon de Michel Foucault, avaient cru devoir diagnostiquer "la mort de l'homme".

Pour Mattéi, disciple en cela d'Albert Camus (auquel le lient une complicité solaire et une naissance en Algérie), l'humanisme n'a pas dit son dernier mot, au contraire, à condition de ne pas le réduire à un vain syncrétisme de bons sentiments.

Dans ce nouvel ouvrage – qu'il avait d'abord voulu intituler: "Essai sur la destruction de l'homme"-  ce grand pédagogue revient ainsi sur les "idéologies de la mort de l'homme" et entend les combattre à partir de Camus et de Platon. Le titre ultime de son livre ne fait-il pas, d'ailleurs, écho à L'homme révolté ?

Testament philosophique, ce livre est magnifiquement fidèle à ce qu'était Jean-François Mattéi : un homme bon, un ami de la vie, un tenant de "la morale à hauteur d'homme" et un styliste de grand talent.

 

Une longue préface de Raphaël Enthoven replace ce livre dans son contexte historique et philosophique.

 

Henri Bosco (1888-1976) renaîtra-t-il bientôt de ses cendres éditoriales? Parmi ses 40 livres, combien sont encore « disponibles »? Une dizaine, à peine…, sans que l'on puisse espérer de son éditeur (Gallimard), pour l'instant, la publication d'un recueil de ses œuvres – dont nombre sont des chefs-d'œuvre disparus (les poèmes Le Roseau et la source; l'initiatique et inachevé Une ombre…) – en Pléiade, voire en belle collection Quarto.

En attendant, le foisonnant album de Sophie Pacifico Le Guyader, petite-nièce lettrée de l'écrivain, et de Jean-François Jung, photographe et réalisateur, offre une somme inespérée de textes de Bosco (brefs extraits) et de documents familiaux (photos, lettres, manuscrits…). On y trouve aussi une bibliographie illustrée par les couvertures des éditions originales, une chronologie biographique détaillée et un essai – modestement titré « Évocation » – sur le sens de la vie et de l'œuvre de Bosco. L'enchantement de la lecture de l'ensemble est enluminé par de très belles photographies qui nous font marcher dans les pas de l'écrivain, entre Lourmarin et Nice, des monts du Vaucluse à la Méditerranée, en passant par le mythique Luberon…

De ces pages qui réservent beaucoup de découvertes, même aux lecteurs bibliophiles les plus fidèles du conteur énigmatique du Renard dans l'île (1956), émanent les ombres ocre, les lumières d'or et d'azur, le parfum des immortelles de cette Provence mystique que Bosco partageait avec Pétrarque et Giono, René Char et même Camus, son voisin pour l'éternité, au cimetière de Lourmarin. L'Enfant et la rivière (1945) évoquait « l'air où se forment les présages ». Cette Provence sur les pas de Bosco nous apporte le même « air » qui souffle aussi des sortilèges

Comme Giono, inutile de parler de lui comme d'un écrivain régionaliste car son oeuvre est bien au-delà des romans de terroir.

C'est un monde onirique, parfois fantastique et toujours d'une inventivité et d'une créativité extraordinaire.

Sa petit nièce Sophie Pacifico Le Guyader ouvre le livre avec un texte à sa mémoire qui permet d'entrer dans l'oeuvre de celui qui " rêvait de devenir un grand poète "

Elle détaille la singularité de cette oeuvre, sa magie.

" Qui a lu Le Mas Théotime n'oubliera plus l'image de la croix, du coeur et de la rose; qui a lu Hyacinthe gardera toujours en mémoire le mythe de l'âme emprisonnée au coeur d'un arbre. "

Une oeuvre qui permet de renouer avec la nature

" Tiens me dit-il, montrant un arbuste qui semblait monter la garde, " c'est un laurier d'Apollon " Puis il coupa une branche du feuillage et, en me la tendant, il proposa de faire une halte "

Elle dit cette écriture si particulière et si envoûtante

" Il possédait l'art de conter les tempêtes de l'âme. Ses mots étaient polis comme les galets du Rhône, ses périodes amples comme des bourrasques de mistral. "

" Il repose au cimetière de Lourmarin non loin d'Albert Camus en ce Lubéron où il connait, selon la parole de René Char, " l'éternité à Lourmarin ".

 

 

Au Yémen, et spécialement à Sanaa et dans les régions avoisinantes, la zaffah est à la fois une cérémonie collective et un rite de passage, dont l'organisation marque la célébration et la reconnaissance par la communauté du changement de statut de l'un de ses membres (mariage, mise au monde d'un enfant, obtention d'un diplôme...). Animée et interprétée par des spécialistes, la zaffah maintient dans la mémoire du groupe un répertoire de poésies chantées, dont la forme et le contenu véhiculent des traditions très anciennes, tout en s'adaptant aux mutations sociales et culturelles les plus récentes.

PRIX  LITTÉRAIRES  2014

Plus qu'un simple témoignage de poilus, Trois frères en guerre nous ouvre la correspondance familiale, croisée, de trois frères marseillais au front : Antoine, Fernand et André Martin-Laval. Rare dans la forme, cet ouvrage l'est aussi dans le fond, car les frères Martin-Laval n'édulcorent que peu leurs récits de guerre dans leurs carnets ou leurs échanges épistolaires. Antoine, caporal infirmier, accepte sa mobilisation avec un enthousiasme patriotique, puis réaffirme : "Si c'était à refaire, je le referais." André, engagé volontaire, confronté à la réalité d'une guerre de tranchées qu'il juge "assommante", observe l'exaltation des premiers temps retomber progressivement.

"On en a marre, surtout ceux qui y sont depuis le début", écrit pour sa part Fernand. Carnets de route, mémoires, lettres et cartes postales, dessins, photographies inédites permettent de suivre le parcours d'André et des membres de sa famille au jour le jour. Et, fait assez rare, les frères Martin-Laval traversent tous trois sains et saufs l'enfer de 1914-1918.

 

Galliffet ! Un nom qui évoque le galop des charges désespérées de Sedan et la célèbre réplique : "Tant qu'il en restera un" ! Mais c'est aussi le brillant officier du régiment des guides se couvrant de gloire en Crimée, le glorieux blessé de Puebla, au Mexique. Il est ensuite là-bas l'inflexible commandant de la contre-guérilla des terres chaudes. Mais Galliffet est aussi le fusilleur de la Commune, tache indélébile qui éclipse son immense bravoure sur les champs de bataille et fait de lui une sorte de maudit. Cet aristocrate issu d'une des plus anciennes et plus puissantes familles de la Provence - il était prince des Martigues -, incarne toute sa vie l'assemblage classique du gentilhomme et du soldat. Grand séducteur, hâbleur, il a pour religion la Patrie et l'Armée. Ainsi, ce favori de la cour de Napoléon III devient après 1871 un des fidèles de Gambetta. Appelé par Waldeck-Rousseau au ministère de la Guerre, il a la lourde charge de solder l'affaire Dreyfus et de remettre de l'ordre dans le commandement. Les ombres et les lumières de cette biographie dessinent au plus juste le portrait de ce personnage singulier et celui des époques qu'il a traversées.

La peste, synonyme du mal absolu ! Avec la présence immanente de la mort au temps de l'enfermement, face à la souffrance, animé de la volonté de vivre, l'homme pris dans sa dimension tragique se révolte contre sa condition... Comme Camus Prix Nobel 1957, Michel Goury s'est abondamment documenté sur l'aspect médical de la maladie, allant jusqu'à intervenir personnellement dans un colloque scientifique !

Depuis longtemps, l'aspect historique le passionnait, il est vrai. N'avait-il pas conduit le chantier de fouilles subaquatiques sur l'épave présumée du vaisseau porteur de la peste de 1720 ? Après Charles Carrière et Marcel Courdurié, après Patrick Mouton, tous des amis communs, Michel Goury a repris le dossier de l'affaire Chataud afin de la révéler à de nouvelles générations de lecteurs, et de nous faire part maintenant de ses découvertes et sentiments.

Son complément d'enquête permet de verser des pièces oubliées au dossier et de redonner vie à un capitaine marchand qui n'a laissé d'autres traces que son écriture paraphée. Chataud, homme tragique... qui aurait pu devenir un héros camusien !

Chataud, un être d une autre époque, «d'Ancien Régime» dirons-nous. Même en période de paix, sur terre comme sur mer, rien n'était acquis aux marins. La quiétude ne fut pas le lot quotidien de ces bourlingueurs de la Méditerranée, caravaneurs familiers des Échelles du Levant et de Barbarie, habitués à affronter la furie des éléments naturels, l'hostilité des corsaires ennemis, à craindre la menace des maladies endémiques, l'incertitude des conjonctures économiques.

1720, donc - Apportée dans une cargaison de marchandises orientales, blottie dans de précieuses soieries et cotonnades, la maladie contagieuse surgit sournoisement à Marseille au mois de mai. «L'ire de Dieu» frappe une cité opulente, devenue le premier port de France et de Méditerranée, jusqu'à la pétrifier, à la transformer en une véritable «ville morte».

Un mot de l'auteur

Au fond de la calanque, une épave se devine sous son linceul de sable ; le vaisseau responsable de la peste en Provence en 1720 m'apparaît ainsi. Au-delà de l'étude scientifique des vestiges archéologiques, faut-il s'intéresser de nouveau à la peste ? Beaucoup d'auteurs et d'historiens ont relaté cet événement, en perpétuant souvent des idées reçues. Mais que sait-on des hommes qui ont constitué l'équipage de ce navire maudit ? Comment la peste s'est-elle introduite à bord du navire ? Alors, naturellement, mon attention s'est portée sur le capitaine du Grand Saint-Antoine, Jean-Baptiste Chataud. Sa vie jusqu'alors n'a pas intéressé les biographes. La connaissons-nous vraiment ? Parti de peu, j'ai cherché dans les fonds d'archives, quêtant les documents inédits, et au fil des années, j'ai pu écrire les pages d'une vie. Jean-Baptiste Chataud est à l'origine de la peste de 1720. Je l'ai ainsi suivi depuis son enfance jusqu'à sa mort. En reconstituant sa carrière maritime, j'embarque le lecteur à bord du vaisseau pour essayer de vivre avec lui son dernier voyage. J'ai essayé de le comprendre, cependant peut-on pénétrer l'âme d'un homme comptable de la mort de 100 000 morts en Provence ? Est-il seul responsable ? Je ne suis pas juge, mais il ressort que la cupidité des hommes est à l'origine du drame. Autre question, comment la peste s'est-elle propagée, à bord du vaisseau ? La réponse est aisée. J'ai lu les témoignages des membres de l'équipage lors de leur interrogatoire, j'ai compulsé les relations du moment, je me suis familiarisé avec les expressions et mots du «siècle des Lumières». Rapprochant ces descriptions avec les découvertes de Yersin, il m'a été facile de savoir où, quand, comment, la peste s'est déclaré puis transmise aux membres de l'équipage.

Dernier point. Pour documenter l'ouvrage, j'ai choisi des textes ignorés jusqu'alors. J'ai voulu l'illustrer, non pas avec des gravures et tableaux connus et empruntés par de nombreux auteurs, mais avec des aquarelles originales de Jean-Marie Gassend, un ami qui a partagé avec moi cette belle aventure de l'écriture d'un livre.

 

Michel Goury

 

C'est de la rencontre fructueuse entre Fabrice PAUL, directeur de l'agence de communication Edikom à Aix-en-provence, spécialisé entre autres dans la culture et l'histoire, Geoffrey APAT-FUNES, photographe et graphiste de cette même agence et Pascal HUBNER, docteur en aménagement et urbanisme, tous trois passionnés par le patrimoine et la Provence qu'est né cet ouvrage valorisant le patrimoine sacré en Pays d'Aix.

Plus de 80 sites répertoriés, 40 villes, villages ou hameaux,  400 photos et illustrations accompagnées d’informations historiques et pratiques qui sont autant d’invitations à pousser les portes de cette Provence "sacrée" souvent méconnue, cachée au coin des ruelles ombragées, au sommet de promontoires rocheux ou au creux de vallons endormis.

Le calme et la sérénité émanant de ces sentinelles minérales, de l'art qui leur donne vie ainsi que de leur cadre souvent enchanteur, ne relèvent pas du hasard. Ce livre permettra humblement d'en appréhender quelques-uns de leurs secrets.

Les auteurs, Bernard Lorenzato et Olivier Pety, ont entrepris de mettre à la portée d'un vaste public la période mouvementée et passionnante des débuts du christianisme provençal (IV e -VI e siècle). Non pas sous la forme d'un exposé historique, forcément très complexe et donc difficile à suivre sans préparation préalable, mais plutôt comme une galerie de portraits, ceux des personnages les plus marquants de la période qu’ils soient laïcs, prêtres, évêques ou moines. Ce qui nous vaut, après une brève introduction destinée à donner quelques repères indispensables (lieux et temps), un ensemble de croquis remarquablement ciselés de ces hommes illustres (à la manière de Plutarque), emblématiques du lieu qu'ils ont marqué de leur forte empreinte spirituelle : Jean Cassien, père du monachisme et fondateur de monastères (notamment Saint-Victor à Marseille) ; Salvien de Marseille ; Honorat, campé à l’île de Lérins, véritable pépinière d'évêques ; Eucher, théologien, exégète et évêque de Lyon ; Hilaire d'Arles et, après lui, Césaire. Le plus émouvant, c'est d'entendre leur voix par-delà les siècles, car tous ayant abondamment écrit, le présent ouvrage nous offre un florilège fort bien composé de leurs meilleures pages. L'une des plus belles est sans doute due à la plume de Paulin de Pella : ce converti qui mène une vie ascétique, et à 83 ans, a entrepris de « dire sa vie à Dieu », évoque la petite maison de Marseille, entourée d'un jardin, où il coule ses derniers jours, au cœur d'une vieillesse apaisée. Les Confessions de saint Augustin? Si l'on veut, mais sur le mode lyrique : ce grand spirituel n'était-il pas le petit-fils du poète latin Ausone ?

 HISTORIQUE DES PRIX LITTERAIRES

 

 

Prix THIERS :

 

 

Origine du prix : Le 14 juin 1901, le président de l’Académie le docteur Philippe Aude informe l’assistance que Mademoiselle Dosne, en souvenir de son illustre beau-frère, M. Thiers, fonde un prix devant être décerné pour un ouvrage intéressant la Provence ou écrit par un Provençal.

Ce prix se perpétue de nos jours :

 1907 : M. Camille JULLIAN : Histoire de la Gaule, Les invasions gauloises et la colonisation grecque.

 1912 : M. Z. ISNARD : L’Etat féodal de la Haute-Provence.

 1917 : M. Emile RIPERT : La Renaissance Provençale.

 1922 : M. Léopold CONSTANS : Arles Antique.

 1927 : M. l’abbé SAUTEL : Vaison dans l’Antiquité.

 1932 : M. Roger AUBENAS : Le notariat provençal au Moyen-âge et sous l’ancien régime.

 1937 : M. Paul MASSON : La Provence au XVIIIe siècle.

 1942 : prix non attribué

 1952 : M. Fernand BENOIT : La Provence et le Comtat Venaissin.

 1957 : M. Robert CAILLET : Foires et marchés de Carpentras du Moyen-Age au XIXe siècle et pour l’ensemble de son œuvre d’érudition, à titre posthume.

 1965 : M. Edouard BARATIER : La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle.

 1968 : MM. Jean BARRUOL, Henri DUBLED et le professeur DIDIER : Cartulaire de l’Eglise d’Apt.

 1972 : M. François-Paul BLANC : L’anoblissement par lettres sous Louis XIV & Dictionnaire général sur l’origine des familles provençales maintenues dans le Second Ordre sous le règne de Louis XIV (Thèses).

 1976 : M. le professeur VOVELLE pour l’ensemble de ses travaux concernant l’histoire religieuse de la Provence.

 1981 : Mme ALLEGRE-PROVENÇAL : Le choix des administrateurs locaux par la population aixoise de 1870 à 1970. (Thèse)

 1986 : Mlle Françoise ROBIN : La cour d’Anjou-Provence. La vie artistique sous le règne de René.

 1991 : M. Thierry MUDRY : Le mouvement nationaliste dans les Bouches-du-Rhône de l’affaire Boulanger à la Grande Guerre (1888-1914).

 1994 : M. Georges CHEYLAN pour ses ouvrages sur Les châteaux de Provence.

 1999 : M. Bernard CROS : Citadelles d’azur. Quatre siècles d’histoire militaire varoise.

 2002 : M. Charles NUGUE : Place de la culture.

 2003 : M. Luc ANTONINI : Les Bruni.

 2004 : M. Jean-Louis CHARTIER : Portalis, père du Code civil.

 2005 : M. Pierre VIALLET : Le livre des Magnan.

 2006 : Les gueules noires de Provence. Le bassin minier des Bouches-du-Rhône, 1724-2003. (Collectif)

 2007 : M. Jacques MESTRE : Le meilleur est Avenir.

 2008 : M. Georges VALANCE : Thiers, bourgeois et révolutionnaire.

 2009 : M. Philippe VAUDOUR : Les faux-semblants de l’immobilisme. Aix-en-Provence 1850-1950. (Thèse).

 2010 : M. Patrice GOURDIN : Géopolitiques, manuel pratique. Ed. Choiseul.

 2011 : Mme. Anne-Marie CHIAMA et M. Thierry PECOUT : Les obituaires du chapitre cathédral Saint Sauveur et de l’église Sainte Marie de la Seds d’Aix-en-Provence. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 2010.

 2012 : M. Robert MENCHERINI : Résistance et Occupation, T3, Midi rouge, ombres et lumières. Ed. Syllepse.

 2013 : M. Guy MARCHOT : Lettres des internés du camp des Milles. Ed. Association philatélique du Pays d’Aix.

 2014 : M. Michel GOURY : Un homme, un navire. La peste de 1720. Ed. Jeanne Laffitte.

 2015 : M. Yannick FRIZET : Louis XI, le Roi René et la Provence. Presses universitaires de Provence.

 2016 : M. Stéphane LAMOTTE : L’affaire Girard-Cadière. Presses universitaires de Provence.

 2017 : M. Jean-Paul BOYER, Mmes Anne MAILLOUX et Laure VERDON : Identités angevines entre Provence et Naples. Presses universitaires de Provence.

 

 

 

PRIX MIGNET

 

Origine du prix : « Monsieur le Docteur Evariste Michel, désireux de contribuer à la glorification de la ville d’Aix en suscitant des travaux qui auront pour objet l’étude de l’une des phases de son passé illustre, ou l’histoire de la vie et des œuvres de l’un des hommes qui l’ont le plus honorée dans les sciences, dans les lettres ou dans les arts ; également pour rendre hommage à la mémoire de son oncle, M. Mignet, de l’Académie Française, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, qui appartenait aussi à l’Académie d’Aix, a fondé, en 1907, un prix qui portera son nom ».

Ce prix qui fut décerné pour la première fois en 1913 se perpétue de nos jours.

 1913 : M. Michel CLERC : Aquae Sextiae, histoire d’Aix dans l’Antiquité.

 1918 : M. Bruno DURAND : L’Administration communale à Aix au Moyen-Age.

 1923 : M. Louis WOLFF : Le Parlement d’Aix au XVIIIe siècle.

 1928 : Mlle Jeanne ALLEMAND : La Haute Société Aixoise dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

 1933 : M. Charles POMARET : L’Ecole des Arts-et-Métiers d’Aix-en-Provence, sa création, son histoire.

 1938 : M. John REWALD : Cézanne et Zola.

 1943 : M. Jean POURRIERE : Recherches sur la première cathédrale d’Aix-en-Provence.

 1954 : M. Marcel PROVENCE : Le cours Mirabeau.

 1961 : M. le Duc de CASTRIES : Mirabeau ou l’échec du Destin.

 1967 : Mlle Francine BELLUE : Les Evêques d’Arles au XVIIe siècle.

 1968 : Mme KNIBIEHLER : François Mignet, sa vie, son œuvre. (Thèse)

 1973 : M. François-Xavier EMMANUELLI : Intendance et vie provinciale dans la généralité d’Aix (1745-1790). (Thèse)

 1978 (attribué en 1979) : M. Gérard GAUDIN : Le Royalisme dans les Bouches-du-Rhône de 1876 à 1927. (Thèse)

 1984 : Mlle Jacqueline DUMOULIN : Les élections municipales à Aix-en-Provence. Aspects de la vie municipale aixoise. 1598-1692. (Thèse)

 1988 : Mme Christiane GARRON : La Société aixoise au début de la IIIe République : un exemple de comportement de classe. (Thèse)

 1996 : M. Claude-Alain SARRE : Ursulines provençales et comtadines. Comment vivre sa soumission. 1592-1792. (Thèse)

 1998 : Mme Marijo CHICHE-AUBRUN : Montauroux.

 2001 : Fernand  Pouillon, architecte méditerranéen (collectif).

 2003 : M. René BORRICAND : Châteaux et bastides d’Aix-en-Provence.

 2004 : M. Gilles MINIERE : La Provence au temps des bastides.

 2005 : M. Dominique GARCIA : La Celtique méditerranéenne.

 2006 : MM. DALVERNY et BERNASCONI : Histoire et mémoire du lycée militaire d’Aix-en-Provence.

 2007 : M. François QUASTANA : La pensée politique de Mirabeau (1771-1789).

 2008 : Mme Maud PAYAN : Le livre de raison de Jacques de la Roque, transcription et commentaire (thèse).

 2009 : M. Jean-Baptiste CHAMPION : L’église Saint-Esprit-Saint-Jérôme d’Aix-en-Provence, étude historique et architecturale. Université de Provence, 2004-2008.

 2010 : MM. Michel-Edouard BELLET et Marc HELLER : Plan de villes, Aix-en-Provence. BH éditions.

 2011 : M. Philippe MARTEL : Les Félibres et leur temps, renaissance d’oc et opinion. Presses Universitaires de Bordeaux, coll. Saber, 2010.

 2012 : M. Jean-Marc HERY : Louis-Félix Chabaud, paradoxes d’un sculpteur oublié. Ed. Mare & Martin.

 2013 : Mme. Isabelle GRENUT : « Ces êtres intéressants et infortunés ». Les enfants trouvés des Basses-Alpes au XIXe siècle. Ed. C’est-à-dire, Forcalquier.

 2014 : M. Georges GUGLIOTTA : Le général de Galliffet, un sabreur dans les coulisses du pouvoir. Ed. Bernard Giovanangeli.

 2015 : Mme. Lucette PONCIN : La vallée du Verdon avant le lac. C’est-à-dire Editions.

 2016 : MM. Bernard REUMAUX, Yann CODOU et Thierry PECOUT : Cathédrales de Provence (coll. La Grâce d’une cathédrale). Ed. La nuée Bleue.

 2017 : M. Jean-Raymond FANLO : L’Evangile du démon. Ed. Champ Vallon, coll. Epoques.

 

 

Prix Paul ARBAUD :

 

 

Origine : Le prix Paul ARBAUD, généraliste, du nom de l’érudit bibliophile et collectionneur qui a légué à l’Académie son hôtel particulier ainsi que toutes ses collections, a été créé en 1972.

1972 : M. Jacques SABRAN : La petite patrie retrouvée : étude sociologique d’adolescents du bassin minier de Gardanne.

1973 : M. Kwangsou KWAK : Les images et les rêveries de l’eau dans les romans de Bernanos (thèse).

1974 : M. le bâtonnier Georges COULET : Histoire d’un marin provençal au XVIIe siècle : M. de Cogolin.

1975 : M. Jean-Dominique GUELFI pour son étude Les Bonaparte à Aix.

1976 : M. Jacques HENRI-ROBERT : Le personnel diplomatique français de 1789 à 1815 (thèse).

1977 : M. Emmanuel SECHIARI : Pascalis : les libertés provençales à la fin du XVIIIe siècle (thèse).

1978 : Mlle. SALE : Edouard Peisson, homme de mer et romancier (thèse).

1979 : M. Gérard-José MATTEI : Marseille, une cité face à la Révolution (Thèse).

1980 : M. René MOULINAS : Du ghetto pontifical à la nation française : les juifs d’Avignon et du Comtat Venaissin au dernier siècle de l’Ancien Régime (thèse).

1981 : M. Christian de MERINDOL pour ses travaux sur le roi René.

1982 : Mlle. Gabrielle SENTIS : Saint-Tropez, cité corsaire.

1983 : M. Patrice JEAN : La responsabilité politique individuelle du ministre (contribution à l’histoire constitutionnelle française des origines à 1814) (thèse).

1984 : Colonel Paul BERTRAND : Faïences et faïenciers de Varages.

1985 : Mme. Pierre DESNUELLE : La faïence à Marseille au XVIIe siècle. Saint-Jean du Désert.

1986 : Mlle. Patricia DORVAULT : Face à la crise de l’habitat social, la procédure habitat et vie sociale.

1987 : M. André LAPEYRE : Louis XI, mécène dans le domaine de l’orfèvrerie religieuse.

1988 : Mme. Lucienne VINCENT : Provence d’élection (recueil de poèmes).

1990 : Mme. Hélène DESMET-GREGOIRE : Les objets du café.

1991 : M. Michel RIVAL : La charpenterie navale romaine.

1992 : Mlle. Irma BOGHOSSIAN : Catalogue des œuvres de la maîtrise d’Aix.

1993 : M. Serge SUANEZ : Etude des modifications morpho sédimentaires du littoral à l’embouchure du Rhône.

1994 : Mme. Marie-Hélène DELAVAUD-ROUX : Recherches sur la danse dans l’Antiquité grecque (thèse).

1995 : M. Philippe STOFFEL-MUNCK : Regards sur la théorie de l’imprévision.

1996 : Mme. Nerte FUSTIER-DAUTIER : Les bastides et jardins de Provence.

1997 : Mme. Violaine MENARD-KIENER : Antoine Sartorio, sculpteur des corps et des âmes.

1998 : M. Gilles MIHIERE : Les Pigeonniers de Provence.

1999 : MM. René et Christian GIROUSSENS : Histoire et généalogie d’une famille provençale. Les Dedons.

2000 : M. Louis et Mme. Andrée JULIEN : Faïenciers de Moustiers. Biographies et pièces marquées.

2001 : Piqué de Provence (collectif).

2002 : Mme. Danièle IANCU-AGOU : Juifs et néophytes en Provence (1469-1525).

2003 : M. Martin AURELL : Actes de la famille Porcelet d’Arles et pour l’ensemble de son œuvre.

2004 : M. Jean GROSDIDIER de MATONS : L’armorial haut alpin.

2005 : M. François de MUIZON : La vie merveilleuse de Benoîte Rencurel.

2006 : R.P. Paul AMARGIER : Connaissez-vous l’abbé Brémond ?

2007 : Mme. Madeleine FERRIERES : Les nourritures canailles.

2008 : M. Michel FRAISSET : Impressions Aix-en-Provence.

2009 : Mme. Jacqueline DUCHENE : François de Grignan. Ed. Jeanne Laffitte.

2010 : M. Claude DARRAS : Joseph Alessandri ou la face cachée de l’ombre, photographies de Jean-Eric Ely. Ed. Autre Temps.

2011 : M. Xavier DELESTRE : La Provence dans l’Antiquité. Monuments et objets de la vie quotidienne. Edisud.

2012 : Mme. Inès CASTALDO : Le quartier Mazarin. Presses Universitaires de Provence.

2013 : M. Gilbert BUTI (sous la direction de), ouvrage collectif. Histoire de la Provence. Ed. du Signe, Strasbourg.

2014 : MM. Fabrice PAUL et Pascal HUBNER : Pays d’Aix, notre patrimoine est sacré. Edikom.

2015 : M. Michel BARBIER : Blanche d’Estienne de Saint-Jean, le dernier chevalier de Provence. Ed. GénéProvence.

2017 : MM. Bernard PELINQ et Guy ASTIC : Dans l’œil de Maurice Pelinq. Vie et histoire du cinéma à Aix-en-Provence. Ed. Rouge profond.

 

 

Prix de LOURMARIN :

 

 

Origine : créé en 2002, le prix de Lourmarin récompense un ouvrage sur les voyages ou en liaison avec l’histoire du château.

2002 : M. Charles TOURNIAIRE : Voiles de soie.

2003 : M. Gérard D. KHOURY : Les carnets d’Urbain de Valsère.

2005 : M. Marc WILTZ : Guy de Maupassant sur les chemins d’Algérie.

2008 : M. Pierre CROUX pour l’ensemble de ses Carnets de voyage.

2010 : Catherine CAMUS et Marcelle MAHASELA : Albert Camus, Solitaire et solidaire. Ed. Michel Lafon.

2011 : Marie-Thérèse FOUILHE : A travers ses rues, Pertuis se raconte. Edité à compte d’auteur.

2012 : Nguyen Van THANH : Saïgon-Marseille, aller simple. Ed. Elytis.

2013 : Hubert BLOND : Parcours poétiques du berger Albert. Ed. à façon, Forcalquier.

2014 : Serge TRUPHEMUS : Trois frères en guerre. Ed. Privat.

2015 : Sophie PACIFICO Le GUYADER et Jean-François JUNG : En Provence, sur les pas de Bosco. Ed. Equinoxe.

2016 : Christian PINATEL : L’Olivier, Histoire ancienne et contemporaine (ouvrage collectif). Ed Naturalia.

2017 : Jean-Pierre JOLY : La vallée du Jabron. Ed. Société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence.

 

 

 

 

Prix d’HIPPONE :

 

Le prix d’HIPPONE

 

Origine : Le prix d’Hippone créé en 1972, est réservé à une étude universitaire sur l’Afrique, principalement sur l’Afrique du Nord.

1972 : M. Pol TROUSSET : Recherches sur le limes tripolitanus du Chott el Djerid à la frontière tuniso-libyenne (thèse).

1973 : M. Roger de BAYLE des HERMENS : Recherches préhistoriques en République centrafricaine (thèse).

1974 : M. Jean-Marie LASSERE : Recherches sur la chronologie des épitaphes païennes d’Afrique.

1975 : MM. Louis MAURIN et Jean PEYRAS : Uzalitana, la région de l’Ansarine dans l’Antiquité et Ureu, municipium uruensium.

1975 : M. Philippe MORIN pour ses bibliographies analytiques des Sciences de la terre du Maroc et de Tunisie.

1976 : Mme Michèle BLANCHARD-LAMÉE : Maisons à mosaïques du quartier central de Djemila.

1977 : M. Abdelmajid ENNABLI : Les lampes chrétiennes de Tunisie (musées du Bardo et de Carthage).

1978 : M. Roger GUERY pour ses fouilles et recherches en Algérie et en Tunisie et pour ses études de céramique et de numismatique.

1979 : M. Claude LEPELLEY : Les cités de l’Afrique romaine au Bas-Empire (thèse).

1980 : Mme. Colette ROUBET : Economie pastorale préagricole en Algérie orientale : le néolithique de tradition capsienne. Exemple : l’Aurès (thèse).

1981 : M. Henri MORESTIN : Le temple B de Volubilis.

1982 : Mme. Hélène BENICHOU-SAFAR : Les tombes puniques de Carthage. Topographie, structures, inscriptions et rites funéraires.

1983 : M. Yann LE BOHEC : Recherches sur l’armée romaine d’Afrique. La IIIe Légion Auguste (thèse).

1984 : M. André LARONDE : Recherches sur l’histoire de Cyrène et des cités grecques de Libye (thèse).

1985 : M. Jacques REVAULT pour l’ensemble de son œuvre sur l’habitation traditionnelle en Afrique du Nord.

1986 : M. Jacques GASCOU pour son œuvre africaine.

1987 : M. Denis ROQUES : Synésios de Cyrène et la Cyrénaïque du Bas-Empire.

1989 : Mme. COLTELLONI-TRANNOY : Le royaume de Maurétanie (25 av. J-C- 40 ap. J-C.). L’expérience d’un protectorat en Méditerranée Occidentale.

1990 : M. François BERTRANDY : P. Sittius, les Sittiani et les débuts de la Numidie romaine.

1991 : Mme. Véronique BRAUQUIER-REDDE : Temples et cultes de Tripolitaine.

1992 : M. Ahmed SIRAJ : L’Afrique du Nord antique d’après les sources arabes du Moyen-Age (thèse).

1993 : M. Jean BUSSIERE pour l’ensemble de ses études sur les lampes romaines d’Algérie.

1994 : M. Fithi CHELBI : Céramiques à vernis noir de Carthage.

1995 : Mme. DONDIN-PAYRE : La Commission d’exploration scientifique de l’Algérie et Le capitaine Delamare.

1996 : Mme Liliane ENNABLI : Carthage. Une nécropole chrétienne de la fin du 4e siècle à la fin du 7e siècle.

1997 : M. Alain RODRIGUE : Les gravures rupestres du Haut Atlas marocain. Typologie, analyse, essai de chronologie (thèse).

1998 : M. Pierre MORIZOT : L’archéologie aérienne de l’Aurès.

1999 : M. Taher GHALIA : Hergla et les mosaïques des basiliques chrétiennes de Tunisie (thèse).

2000 : Mme. Aïcha BEN ABED-BEN KHADER : Corpus des mosaïques de Tunisie.

2001 : Mme. Sabah FERDI : Augustin de retour en Afrique.

2002 : M. Hedi SLIM : Tunisie antique.

2003 : M. Serge LANCEL : L’Algérie antique.

2004 : M. Michel BONIFAY : La céramique romaine antique d’Afrique du Nord.

2005 : M. Yves MODERAN : Les Maures et l’Afrique romaine, IVe-VIIe siècles.

2006 : MM. JANON et GASSEND : Lambese.

2007 : M. Hedi DRIDI : Carthage et le monde punique.

2008 : M. Ahmed FERJAOUI : Le sanctuaire de Henchir el-Hamit.

2010 : Samir AOUNALLAH : Pagus, castellum et civitas (Etude d’épigraphie et d’histoire sur le village et la cité en Afrique romaine). Ed. Ausonius – scripta Antiqua – Bordeaux.

2011 : Ahmed GADHOUM : Etude des ports et des sites côtiers antiques de la côte orientale de Tunisie. Thèse Université de Provence.

2012 : Pierre POVEDA de CHABERT : Le navire antique comme instrument du commerce maritime. Thèse.

2013 : Nathalie MARTIN : Voiler son visage en Grèce ancienne. Etude d’iconographie féminine. Thèse, Aix-Marseille Université.

2017 : Khaled MELLITI : Carthage, histoire d’une métropole méditerranéenne. Ed. Perrin

 

 

Prix Bruno DURAND :

 

 

Origine : créé en 1983, il récompense un ouvrage portant sur le régionalisme provençal. Bruno Durand, élu membre titulaire en 1944, secrétaire perpétuel pendant de nombreuses années, fut conservateur de la bibliothèque Méjanes et l’auteur d’un grand nombre de communications et de poésies sur la Provence.

1983 : Mme. Georges DUMON-LEGRE et M. Pierre LEGRE : Un humaniste au XIXe siècle, Ludovic Legré, ami de Mistral et d’Aubanel.

1984 : M. Jean THUNIN : La Présence et le Mythe.

1985 : M. Albert GIRAUD : Inventaire bibliographique des pastorales théâtrales en Provence.

1986 : Mlle. Pierrette BERENGIER : Li Discours de Santo Estello de 1876 à 1941 (thèse).

1988 : M. et Mme Jean COLLETTE pour leur œuvre provençale et notamment des traductions de Goldoni.

1989 : M. Bernard GIELY : Fleur de Camin.

1991 : Mlle. Agnès VERGNES : Charles Maurras et le Félibrige.

1992 : M. Gilles REBULL : Nationalisme et régionalisme en Provence de 1859 à 1893.

1993 : Mme Jeanne BLACAS pour ses romans en langue provençale.

1995 : M. Roumié VENTURE : Camin dubert (Chemins ouverts).

1996 : M. Jules COUPIER : Dictionnaire français-provençal.

1999 : M. Julien VENTRE : L’Etoile du pastre.

2002 : M. Louis STOUFF : Arles au Moyen-Age.

2003 : R.P. Bernard ARDURA pour sa traduction et l’édition de l’ouvrage du Père Xavier de Fourvières : En Montagne.

2004 : M. Michel GAY : De Léopold Lelée à Joseph d’Arbaud.

2007 : M. J.-C. REY : Le grand livre de la cigale.

2010 : Jean-Michel JAUSSERAN : Dictionnaire des mots, expressions et proverbes provençal-français, de Camille Moirenc. Ed. Equinoxe.

2011 : Henri JOANNET : Mémoires du loup. Ed. Equinoxe.

2012 : Jean-Luc DOMENGE : Chansons d’amour et de noces en Provence en français et en provençal. Ed. Tac-Motifs des régions.

2013 : Association Les SILLONS : Aix sous la Terreur. Ed. Desbaumes, Vauvenargues.

2014 : Pères Bernard LORENZATO et Olivier PETY : Aux sources de l’Eglise de Provence. Ed. ASCP.

2015 : Michel MAISONNEUVE : L’histrion du diable. Ed. Gaïa.

2016 : Patrick OLLIVIER-ELLIOTT : Les Alpilles. Edisud.

 

 

 

Prix Joseph GUIRAN :

 

2009 : Chantal Crovi : Guide des vallées alpines du Piémont, tome 1 (2008) et tome 2 (2009). Ed. Artezin.

2011 : Anne-Marie Slezec : Jean-Henri Fabre en son harmas de 1879 à 1915. Edisud.

 

 

Prix PEIRESC :

 

Origine : Ce prix généraliste a été créé en 1972 en mémoire de Nicolas Claude FABRI de PEIRESC, érudit aixois (1.12.1580-24.06.1637).

1972 : M. Louis STOUFF : Ravitaillement et alimentation en Provence aux XIVe et XVe siècles (thèse).

1973 : Mlle. Hélène QUINEMENT : Contribution à une étude : Henri Brémond et l’Angleterre (thèse).

1974 : M. René PILLORGET : Mouvements populaires en Provence entre 1596 et 1715 (thèse).

1975 : M. Georges COLLARD : Le canal de Provence, une grande réalisation (thèse).

1976 : M. BOUCHENAKI : Les fouilles de la nécropole occidentale de Tipasa.

1977 : Mme Christine RATEL : La vie municipale à Aix de 1789 à l’an VIII.

1978 : M. Norbert ROULANT : Essai sur l’influence des rapports de clientèle sur la politique romaine (thèse).

1979 : Mme. IANCU pour ses travaux sur le judaïsme provençal.

1980 : Mlle. Christiane PIGACE : Les officiers de l’armée royale à la veille de la Révolution à travers l’exemple provençal (armée et noblesse) 1740-1792 (thèse).

1981 : M. Marcel MORABITO : les réalités de l’esclavage d’après le Digeste (thèse).

1982 : M. Gérard GIORDANENGO : Le droit féodal dans les pays de droit écrit : l’exemple de la Provence et du Dauphiné, XIIe-début XIVe siècles (thèse).

1983 : M. Joël-Benoît d’ONORIO : Le système institutionnel du Saint-Siège (thèse).

1984 : Mlle. Odile RIO : Les écrivains arlésiens de langue provençale.

1985 : Mlle. Martine JOUVE : La cathédrale d’Apt (thèse).

1986 : M. Francis BERETTI : Voyageurs géorgiens en pour Corse (1760-1836). Sympathie, orgueil et préjugés (thèse).

1987 : M. Raymond COLLIER : La haute Provence monumentale et artistique.

1988 : M. Antoine LECA : Lecture critique d’Alexis de Tocqueville (thèse).

1989 : M. Paul BACHMANN pour sa traduction en français des poèmes de Gaspara Stampa.

1990 : M. Marc PENA : Le Stoïcisme et l’Empire romain.

1991 : Mlle. Nadine PONCE : L’impact de l’autoroute A8 dans la vallée de l’Arc : effets socio-économiques.

1992 : M. André BAILLY : Défricheurs d’inconnu.

1993 : Dr. Laurent PORTE : Les fours à cade.

1994 : M. Bernard TERLAY : Aix-en-Provence. Métamorphoses.

1995 : Dr. Louis JULIEN : L’art de la faïence à Moustiers. XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles.

1996 : M. Stéphane GIOCANTI : Charles Maurras félibre. L’itinéraire et l’œuvre d’un chantre.

1997 : M. Pierre JONIN : L’Europe en vers au Moyen-Age. Essai de thématique (à titre posthume).

1998 : Mlle. Sylvie BONNEL : Structures économiques, sociales et politiques à Rognes du milieu du 14e s. au milieu du 15e s.

1998 : Mlle. Jacqueline PLANTIER : La mode du portrait littéraire en France, 1641-1681.

1999 : M. Jean GUYON, Mme Nuria NIN et alii : Atlas topographique d’Aix-en-Provence.

2000 : M. André-Yves DAUTIER : Trous de mémoire. Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse.

2001 : Mme. F. A. BEUDON : David Dellepiane.

2002 : M. Gabriel AUDISIO : Guide historique du Luberon vaudois.

2003 : Mme Claudie DUHAMEL-AMADO : Genèse de lignages méridionaux.

2004 : M. Florian MAZEL : La noblesse et l’Eglise en Provence du Xe au XIVe siècle.

2005 : M. Joël-Benoît d’ONORIO : Portalis.

2006 : M. TAUDOU : Joseph-Jérôme Siméon, juriste et homme politique, 1749-1842.

2007 : M. Gérard CHOLVY : Le cardinal de Cabrières.

2008 : M. Axel TISSERAND : Dieu et le roi : Correspondance entre Charles Maurras et l’abbé Penon.

2009 : Jean FAVIER : Le Roi René. Ed. Fayard.

2010 : Daniel FAGET : Le milieu méditerranéen, conflits, usages et perceptions. Le cas du golfe de Marseille (début XVIIIe- début XXe). Thèse de l’université de Provence.

2011 : Monique TREDE, pour son œuvre scientifique et sa collaboration avec Jacqueline de Romilly.

 

 

 

Prix d’Honneur :

 

2015 : Jean-François Mattéi pour son dernier livre L’homme dévasté. Ed. Grasset, et pour l’ensemble de son œuvre.

 

 

Prix Spécial :

 

2013 : Les Festes d’Orphée : Les maîtres baroques de Provence (CD), vol IV. Parnassie-éditions.

2015 : Hanan Maloom : Les chants de Zaffah, entre tradition et renouveau. Poésie chantée et rites de passage à Sanaa (Yemen). Thèse de doctorat, université d’Aix-Marseille.

 

 

Chaque année l’Académie décerne un prix de vertu

qui distingue des actions humanitaires

Le discours prononcé par un membre de l’Académie

à l’occasion de la remise de ce prix,

          au château de Lourmarin, est un moment fort de la vie de  l’Académie

 

 

La donation Irma Moreau et le prix de vertu

Maurice Gontard 

 

EN SÉANCE du 24 janvier 1899, l’Académie était informée qu’une rentière aixoise, Irma Moreau, domiciliée 8, boulevard de la République, et décédée le 17 janvier avait, par testament reçu par Me Mouravit , notaire, membre et trésorier de l’Académie, institué celle-ci comme légataire universelle.

Irma Moreau appartenait à une famille d’industriels de Mazamet, dans le Tarn, où elle était née. Son père mourut alors qu’elle était très jeune ; elle restait avec sa mère et un frère. Ils ne purent continuer l’industrie paternelle et partirent en Algérie où ils firent valoir une importante exploitation agricole. Le frère d’Irma Moreau fut tué pendant la guerre de 1870 ; sa mère ne lui survécut guère. Irma restée seule se retira bientôt à Aix où elle vécut dans la religion du souvenir et l’aide aux malheureux.

Ses biens étaient considérables, estimés à 300.000 francs. Dans son testament, elle attribuait des legs particuliers et le reste de ses biens serait placé en rentes avec lesquelles l’Académie distribuerait des prix de vertu sous forme de pensions annuelles de 200 francs. Ces pensions seraient attribuées à deux sortes de bénéficiaires : des ouvriers, pères et mères de famille nécessiteux, exempts d’ivrognerie et autres vices et ayant au moins deux enfants ; des ouvrières pauvres, atteintes de maladie, d’infirmité ou de vieillesse les mettant dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins. À défaut d’acceptation du legs par l’Académie d’Aix, le bénéfice des dispositions irait à l’Académie française.

L’Académie demanda aussitôt au gouvernement l’autorisation d’accepter le legs…

[Dès lors, les dons se succédèrent, et les noms s’alignèrent sur la liste des bienfaiteurs : Mlle Dosne fonda le prix Thiers, puis ce furent Louise Rostan d’Abancourt et Henriette Rayon. La donation Pécoul leur succéda en précédant bien d’autres.]

… Cette cascade de dons et de legs marquait un tournant dans la vie et les activités de l’Académie. Comme le déclarait le Dr Aude (président de l’Académie à l’époque) « quelques académies locales ont leur prix de vertu ; mais il faut le dire à l’honneur de notre chère ville, c’est l’Académie d’Aix qui tient le record ».

 

Depuis la mort d’Irma Moreau et par respect pour son souvenir, l’Académie d’Aix remet chaque année, dans sa séance de clôture, un prix de vertu qui récompense, le plus souvent, une œuvre caritative de grande qualité. À cette occasion, un académicien, parmi les derniers élus, prononce un Éloge de la vertu, véritable morceau de bravoure, devenu tradition de l’éloquence académique.